Chers amis,
Mesdames et Messieurs,
La semaine dernière à Accra, au Ghana, j’ai eu le privilège de prendre part à un atelier régional réunissant des acteurs de l’Afrique de l’Ouest et de l’Afrique centrale autour d’une question stratégique : la sécurité maritime et la place des femmes dans sa prévention et sa consolidation, à la lumière de l’Agenda Femmes, Paix et Sécurité (Résolution 1325 du Conseil de sécurité des Nations Unies).
Cette rencontre a réuni des femmes et des hommes issus de différents horizons : police, gendarmerie, forces armées, administrations maritimes, plateformes portuaires, société civile et autres acteurs du secteur maritime. La diversité des profils et des expériences a permis des échanges de haut niveau, riches en enseignements et en perspectives opérationnelles.
Il est de notre responsabilité collective de rendre les espaces maritimes plus sûrs et pour cela, les femmes doivent être davantage au cœur de l’action (stratégique et opérationnelle).
Les différentes formes de criminalité maritime à savoir les trafics illicites, la traite des personnes, la criminalité environnementale, la piraterie, violences et autres menaces affectent beaucoup plus les femmes et les filles. Dès lors, les femmes doivent être pleinement associées à la détection, à la prévention, à l’alerte, à la réponse judiciaire et à la gouvernance.
En ma qualité d’officier supérieur de police et d’experte des questions liées à la criminalité transnationale organisée, je n’ai pas manqué de rappeler que face à la criminalité maritime, aucune réponse durable ne peut être efficace sans coopération. Qu’il s’agisse de prévenir, détecter, enquêter, poursuivre ou réprimer, la coopération policière et judiciaire doit être au cœur de la réponse, aux niveaux national, régional et international.
J’ai également partagé des expériences illustrant la contribution déterminante que les femmes peuvent apporter dans les mécanismes de prévention, de détection, d’enquête et de réponse face à la criminalité.
En effet, lorsque les femmes sont bien positionnées dans les chaînes de sécurité et de justice, elles contribuent à une réponse plus efficace et plus durable.
La mise en œuvre de l’Agenda Femmes, Paix et Sécurité dans le domaine maritime doit ainsi se traduire par des actions concrètes : renforcer les capacités, faciliter l’accès des femmes aux responsabilités stratégiques, développer les réseaux professionnels et opérationnels, et surtout leur permettre de participer pleinement aux mécanismes de sécurité maritime aux niveaux national, régional et international.
Je voudrais adresser mes sincères remerciements aux autorités ghanéennes pour l’accueil et l’organisation de cette importante rencontre. Ma gratitude va également à l’Ambassade du Danemark au Ghana pour son appui à cette initiative, ainsi qu’à l’Office des Nations Unies contre la drogue et le crime (ONUDC) pour son accompagnement.
Un merci particulier à WIMoWCA-Regional (Women in Maritime of West and Central Africa), qui œuvre à promouvoir la participation et l’avancement des femmes dans le secteur maritime en Afrique de l’Ouest et du Centre. Un clin d’œil spécial à la Présidente de Wimowca Bénin pour son leadership remarquable.
Lorsque les femmes participent pleinement à la paix et à la sécurité, c’est toute la société qui gagne.



























