La Journée mondiale de l’Enfant, célébrée le 20 novembre

Chers amis,
Mesdames et messieurs,

La Journée mondiale de l’Enfant, célébrée le 20 novembre, commémore l’adoption de la Convention relative aux droits de l’enfant (CDE) en 1989, un texte fondamental ratifié par la majorité des États qui, pour beaucoup, l’ont désormais intégré dans leurs législations nationales. En Afrique, cette ratification massive a marqué une étape majeure dans la reconnaissance juridique et institutionnelle des droits de l’enfant, permettant de renforcer les cadres de protection et d’accélérer des réformes structurantes.
Au Bénin, des efforts significatifs ont été accomplis ces dernières années, notamment au travers de l’amélioration du cadre légal, du renforcement des mécanismes de signalement et de prise en charge, ainsi que de l’engagement croissant des institutions et des communautés dans la protection de l’enfant.
Il demeure toutefois essentiel de reconnaître que les filles restent plus exposées que les garçons aux violences, aux discriminations, aux mariages précoces, aux grossesses non désirées et à l’exploitation. Une attention spécifique et renforcée doit donc leur être accordée pour garantir une égalité réelle et une protection effective.

1- Les droits des enfants en question.

Les droits de l’enfant sont des droits de l’homme.
La CDE consacre un ensemble de droits inaliénables : droit à la vie, à l’éducation, à la santé, à l’identité, à la protection contre toutes les formes de violence, d’exploitation et de négligence, ainsi que le droit de participer activement aux décisions qui concernent l’enfant. Ces droits constituent des obligations légales pour l’État et s’imposent à tous les acteurs institutionnels.
Au Bénin comme ailleurs, la défense de ces droits exige une mobilisation constante, harmonisée et fondée sur l’intérêt supérieur de l’enfant. En ma qualité de défenseur des droits de l’enfant et chargée de l’application de la loi, je rappelle que leur respect n’est pas négociable : il est la condition première d’une société juste, équitable et durable.

2- Analyse
Malgré les progrès enregistrés en Afrique et au Bénin, de nombreux enfants demeurent confrontés à des risques majeurs : violences sexuelles, traite d’enfants, exploitation économique, déscolarisation, vulnérabilités numériques, absence de prise en charge adaptée, et pressions socioculturelles. La situation des filles, particulièrement exposées, révèle des inégalités persistantes qui appellent une action résolue.
Les dispositifs existants, bien que renforcés, nécessitent une meilleure coordination, plus de ressources humaines et financières, ainsi qu’une sensibilisation accrue de la population. Les interventions doivent être orientées vers la prévention, l’écoute, la justice adaptée à l’enfant et la prise en charge intégrée.

3- Défis et perspectives
Les défis restent considérables : consolider la protection judiciaire et sociale, renforcer les mécanismes locaux d’alerte et de signalement, combattre les pratiques préjudiciables, garantir l’accès équitable des enfants et en particulier des filles à l’éducation, à la santé et à la justice.
L’avenir doit s’inscrire dans une dynamique résolue : un Bénin et une Afrique où chaque enfant évolue dans un environnement stable, sécurisé et bienveillant, où les lois protectrices sont pleinement appliquées et où les familles jouent un rôle central dans la prévention des abus.

En cette journée du 20 novembre, je réaffirme mon engagement sans réserve à défendre les droits des enfants, à veiller à l’application stricte de la loi et à œuvrer pour que chaque enfant, en particulier chaque fille, grandisse dans la dignité, la protection et l’espoir.

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